Freelance à Dubaï : Réglementation et Droits

Embaucher des Freelancers à Dubaï : Droits et Obligations
Les formes de travail freelance gagnent du terrain dans de nombreux pays du monde, et Dubaï ne fait pas exception. Les Émirats Arabes Unis (EAU) ont introduit de nouvelles régulations permettant aux individus de travailler de manière indépendante avec un permis officiel de freelance, offrant des arrangements de travail flexibles sans dépendre du parrainage d'un employeur spécifique. Cependant, de nombreux chefs d'entreprise se posent encore des questions : sous quel cadre juridique un freelancer peut-il être embauché, et quelles sont les conditions régissant ces modalités de travail ? Dans cet article, nous explorons les réglementations légales actuelles pour comprendre la nature de la relation entre un freelancer et une entreprise basée à Dubaï.
Qu'est-ce qui est considéré comme travail freelance aux EAU ?
Le système juridique des Émirats Arabes Unis définit officiellement le travail freelance. Selon l'Article 8 de la Résolution du Cabinet No. 1 de 2022, le "freelance" est une relation de travail indépendante et flexible où un individu est engagé pour accomplir une tâche ou fournir un service pour une période définie. Cette personne n'est pas considérée comme un employé de l'entreprise contractante et il n'y a pas de contrat de travail traditionnel entre eux.
Les individus qui n'ont pas de contrat de travail valide avec une organisation ou un employeur spécifique et souhaitent fournir des services en leur nom peuvent demander un permis de freelance. Ceci est particulièrement important car le travail freelance n'est légal selon les régulations officielles que si la personne travaillante détient un permis de freelance délivré par le Ministère des Ressources Humaines et de l'Émiratisation (MoHRE).
Quel type de contrat peut être créé entre les parties ?
Si une entreprise basée à Dubaï souhaite embaucher un freelancer pour un projet de six mois, le fondement du travail ne sera pas un contrat de travail traditionnel mais plutôt un accord de service ou une lettre de mission. Ce document devrait détailler les sections suivantes de manière extensive :
La définition précise de la tâche,
La durée du travail,
Les livrables et jalons,
Les modalités de paiement,
La responsabilité et les échéances.
Un contrat de service est clairement distinct d'une relation de travail : il n'y a pas d'heures de travail régulières, de congés, de congés maladie, ou d'autres avantages typiques d'un employé. C'est un élément central du modèle de freelance – il repose sur la flexibilité et des conditions convenues mutuellement.
Un freelancer peut-il être tenu d'être présent au bureau ?
L'une des questions les plus fréquentes est de savoir si le client peut exiger que le freelancer soit présent régulièrement au bureau. La réponse : théoriquement, cela peut être demandé mais pas imposé. L'essence du travail freelance est l'indépendance. Cela signifie que le freelancer décide où et quand il travaille, tant qu'il respecte les échéances et les normes de qualité du projet.
Si une entreprise demande une présence régulière au bureau et fixe des horaires de travail spéciaux, cela déplace la relation vers un emploi. Cela peut être juridiquement problématique, surtout si le freelancer ne possède pas un visa de travail régulier, car les autorités peuvent interpréter cette coopération comme un emploi illégal.
Un freelancer a-t-il droit à un congé ?
Comme un freelancer n'est pas un employé, il n'a pas droit à des bénéfices sous la loi du travail, tels que :
Pas de droit à des congés annuels,
Pas de congés maladie,
Pas d'indemnité de départ ou d'autres avantages liés à l'emploi,
Pas de contributions obligatoires à la sécurité sociale par l'employeur.
Cela n'empêche pas les parties de convenir de pauses payées ou de primes dans un contrat personnel – ce sont des décisions de bonne volonté ou stratégiques plutôt que des obligations légales.
Que se passe-t-il si le travailleur n'a pas de permis de freelance ?
C'est l'un des points les plus cruciaux. Le travail effectué sans un permis de freelance officiel délivré par le MoHRE est considéré comme illégal. Tant l'entreprise contractante que le freelancer assument des risques, car les autorités peuvent imposer des amendes aux deux parties s'il est découvert que le travail est mené en dehors des cadres officiels.
Ceci est particulièrement important si le freelancer est enregistré dans un autre émirat et n'a pas de permis pour travailler dans la région spécifique. Les permis accordés dans différentes zones (telles que les zones de libre-échange) ne sont pas toujours valides dans le Dubaï continental.
Résumé
Le modèle économique de Dubaï soutient de plus en plus les modalités de travail flexibles et les entrepreneurs indépendants. Le cadre officiel pour les activités de freelance est clairement défini : ils nécessitent des permis et sont strictement séparées des relations d'emploi. Si une entreprise basée à Dubaï souhaite engager un freelancer, il est crucial d'avoir la documentation légale appropriée et de s'assurer que le freelancer détient un permis de freelance valide. Les accords de service offrent de la flexibilité mais n'autorise pas les réclamations caractéristiques de l'emploi traditionnel.
Ce modèle opérationnel est idéal pour les tâches temporaires, basées sur des projets ou hautement qualifiées mais nécessite une administration disciplinée et une connaissance des structures légales de la part des deux parties. Les ÉAU visent à créer un marché du travail ouvert mais régulé qui permet la flexibilité tout en assurant une certitude légale.
(Cet article est basé sur des expériences partagées et des histoires des lecteurs.)
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