Dubaï: Embouteillages et Défis de Mobilité en 2025

Les conducteurs à Dubaï perdent près de quatre jours par an à cause des embouteillages
En 2025, Dubaï a franchi un nouveau cap : sa population a dépassé pour la première fois les quatre millions d'habitants. Parallèlement, la pression sur le réseau de transport de la ville a également augmenté de manière significative. Le nombre de voitures a augmenté, les temps de trajet se sont allongés, et les embouteillages ont atteint des niveaux qui impactent la qualité de vie quotidienne. Selon le dernier rapport de l'indice de trafic TomTom, un conducteur moyen a passé près de quatre jours complets - soit exactement 72 heures - bloqué dans le trafic en 2025. C'est plus de six heures de plus que l'année précédente.
Une population croissante et plus de véhicules
La principale cause des embouteillages est la croissance explosive de la population de la ville et l'augmentation du trafic automobile en résultant. Ces dernières années, la croissance rapide de la population a rendu inévitable l'accélération des investissements dans l'infrastructure, mais il semble que l'augmentation du nombre de véhicules ait devancé l'expansion de la capacité routière. Le parc automobile du réseau routier de Dubaï comprend non seulement des véhicules enregistrés dans la ville, mais aussi un nombre significatif de conducteurs arrivant quotidiennement de Sharjah, Ajman ou d'Abu Dhabi pour le travail ou des courses.
Selon Salik, l'opérateur du système de péage de Dubaï, à la fin du troisième trimestre 2025, il y avait 4,65 millions de véhicules enregistrés actifs dans le système, alors qu'à la fin du trimestre précédent, ce chiffre était de 4,56 millions. Cela montre clairement que le trafic n'est pas seulement constant mais aussi en croissance continue.
Les trajets quotidiens prennent plus de temps
Le rapport indique également que le temps passé en déplacement quotidien a augmenté de manière drastique. Un trajet de 10 kilomètres qui prenait en moyenne 13,7 minutes en 2024 prenait 19,1 minutes en 2025. Cette différence de plus de 5 minutes peut sembler insignifiante au début, mais elle s'accumule en perte de temps considérable pour les habitants de la ville sur une année.
La vitesse moyenne a aussi diminué. Aux heures de pointe, les conducteurs roulaient en moyenne à 26,3 km/h, soit 1 km/h de moins que l'année précédente. Sur les autoroutes, les vitesses ont également chuté, avec une vitesse moyenne tombant à 70,5 km/h, soit 2,1 km/h de moins qu'en 2024. Ces chiffres suggèrent que même le réseau de voies rapides bien développé ne peut pas totalement supporter l'augmentation du trafic automobile.
Le pire jour : le 11 novembre
Selon l'analyse de TomTom, le plus fort volume de trafic à Dubaï a été enregistré le 11 novembre. Ce jour-là, le niveau moyen de congestion était de 73 % tout au long de la journée, atteignant 168 % à 17 h. Ce jour-là, un trajet de 4 kilomètres prenait en moyenne 15 minutes, ce qui signifie que les vitesses dépassaient à peine 16 km/h.
Le rapport note également que les trajets prennent nettement plus de temps le soir que le matin. Le matin, il fallait en moyenne 18,4 minutes pour couvrir 10 km, tandis que le soir, cela augmentait à 26,3 minutes. La vitesse moyenne le matin était de 32,1 km/h, mais tout juste 22,6 km/h le soir.
Développements des infrastructures : garder le rythme
L'Autorité des routes et des transports (RTA) travaille sans relâche à l'expansion et à la modernisation du réseau de transport de la ville. En 2025, plusieurs investissements majeurs ont été réalisés : de nouveaux ponts ont été construits à l'échangeur du World Trade Centre, des extensions de voies ont eu lieu sur l'Al Hessa Road, et de nouvelles connexions ont été établies vers le Mall of the Emirates et le Terminal 1 de l'aéroport international de Dubaï. De plus, des sections significatives ont été ouvertes dans le cadre du développement de la route Emirates.
Ces projets, cependant, nécessitent du temps, tandis que le trafic automobile augmente relativement vite. Les autorités de transport font face à un défi sérieux : le développement des infrastructures doit être exécuté en harmonie avec la croissance du parc automobile et de la population.
L'avenir : des solutions intelligentes ?
Même si l'expansion physique des routes est nécessaire, de plus en plus de gens soulignent l'importance des solutions de transport intelligentes. La surveillance en temps réel du trafic, les systèmes de feux de circulation basés sur l'IA et la numérisation des transports publics sont tous des domaines qui peuvent aider à améliorer l'efficacité du transport automobile. L'objectif de Dubaï n'est pas seulement de construire davantage de routes, mais aussi de réduire le nombre de personnes contraintes d'utiliser des voitures. Cela peut être réalisé grâce à l'expansion du réseau de métro, à la promotion des voitures électriques et à l'intégration de systèmes de transport multimodaux.
Résumé
Les défis du transport à Dubaï ont atteint un nouveau niveau en 2025. En raison de la croissance de la population et de l'augmentation du nombre de voitures, le temps passé sur les routes a considérablement augmenté. Les conducteurs perdent près de quatre jours complets par an à cause des embouteillages, ce qui est un problème sérieux tant économiquement que pour la qualité de vie. Bien que les développements d'infrastructures soient en cours et que les autorités de transport ne soient pas inactives, l'avenir réside clairement dans des solutions numériques et durables. Le leadership de Dubaï a la tâche d'emprunter efficacement cette voie - l'habitabilité future de la ville en dépend.
(Source de l'article : données de l'indice de trafic TomTom.)
Si vous trouvez une erreur sur cette page, merci de nous en informer par e-mail.


